• le retour à travers la Corrèze Photos franck et cyrille , texte de jéjé 

     

     UN TOUR DE MOTO A TROIS
    DANS LE MASSIF CENTRAL.
    Juillet 2011

    4eme jour : …….Où la Corrèze devient une terre d’émotion

                               Au petit matin du dernier jour prévu de ce moto-tour, les prévisions météorologiques ne sont pas bonnes. Francky arbore l’inquiétude des jours de combat. L’étape est longue et de multiples options sont encore envisageables, mais encore faut-il faire un choix qui convienne à tous. Filer sans manger et se coller sur l’autoroute pour arriver vite et tester les hauts régimes des moteurs est le premier, défendu par celui qui redoute les fins, les retours et veut en finir au plus vite. Prendre le temps d’emprunter les routes secondaires, s’arrêter à Collonges la Rouge et surtout petit-déjeuner est le deuxième, emporté finalement par la majorité des riders au nom de la sacro-sainte maxime « carpe diem bikus » ( et même s’il faut endurer la pluie ! ).
                         Le premier arrêt de la matinée se fera donc au nom de l’obligation de se baffrer de viennoisieries, arrosé d’un café serré. Le choix se porte géographiquement sur Sarlat et s’avère excellent, enchainant une razzia dans une boulangerie et une terrasse accueillante avec la lecture de « l’Equipe » en prime.

                      

     

    Les moteurs repartent aux alentours de dix heures en direction de Collonges-la-Rouge. L’orientation est donnée à Cyrille , qui souhaite alors adjoindre cette qualité aux  multiples autres compétences inhérentes à sa nature. Après un départ loufoque et un retour évité au camping, l’orienteur s’avère très bon, prenant des options intéressantes qui s’avèrent payantes. Les deux autres n’ont qu’à suivre, même si le rythme imposé par celui qui conduit le groupe et laisse son doigt posé sur la carte fixé sur le bagster du réservoir devient de plus en plus élevé, et ce malgré une route piégeuse cumulant des virages nombreux et un trafic chargé. Il faut d’ailleurs toute la hardiesse de Francky, positionné inconfortablement en dernier, pour réussir les dépassements vers des horizons parfois douteux. Celui-ci avoue plus tard à ses congénères avoir utilisé toute sa panoplie de technicien à bicylindre pour suivre le rythme imposé par le capitaine de route.


                        

     

     

     

     

    L’arrivée à Collonges-la-Rouge permet aux Hommes de soulager leur concentration et de penser au ravitaillement de la mi-journée. La rencontre avec une section de militaires fraîchement décorés n’aura aucune incidence sur le reste de la journée. Bikers et bidasses n’ont en commun que le port du casque et le goût avéré pour la bière. En revanche, la broderie et le foie gras ouvrent une fenêtre inattendue dans l’horizon quelque peu tristounet de nos Hommes dans la fin de cette odyssée. L’invention du sandwich par un lord anglais fut déjà une révolution dans l’histoire de la gastronomie, mais l’introduction du foie gras entre salade et tomate dans une actualité récente et collongienne accélère sans doute l’évolution de cette forme de gastronomie fort développé dans les sociétés occidentales.


     Les bécanes, impatientes de retrouver leurs conducteurs, se remettent en marche aux alentours de midi.

    L’autoroute A89 est l’épilogue de cette sortie de quatre jours. Curieusement, une quatre-voie n’apporte que peu de sensation à un motard, déterminé à aller vite et loin. Les vingt derniers kilomètres en cortège mené par Francky, suivi respectivement de Cyrille et Jéjé ressemblent à un dernier défilé d’honneur aux portes de l’Auvergne. Chacun s’évertue à tenir le cap, à surveiller ses amis et à profiter des derniers instants de roue commune dans cette aventure. L’annonce de la sortie Pontgibaud ferme les rideaux de la pièce commencée quatre jours plus tôt, Jéjé pousse la poignée de gaz à fond, salue ses camarades en les dépassant et lâchant imprudemment la main gauche, avant de s’engager dans la voie de décélération qui interrompt définitivement le moto-tour à trois. Cyrille et Francky continuent en direction de l’Allier et rendent hommage à l’aventure commune par un mouvement de jambes habituel des motards, que Jéjé interprète avec autant d’émotion que la poignée de main d’entrée d’autoroute.


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