• du Lot au Périgord Photos franck et cyrille , texte de jéjé 

     

     UN TOUR DE MOTO A TROIS
    DANS LE MASSIF CENTRAL.
    Juillet 2011

    3eme jour : …..Où le hasard du parcours oblige les Hommes à la contemplation

     

     

                          

     

    Les forces du matin ne sont pas totalement épuisées et la décision est prise de faire la pause déjeuner à Gramat, lieu préalablement choisi par l’organisateur pour couper l’étape en deux. Avant de traverser le causse de Gramat, via une petite route au revêtement granuleux mais efficace et bordé de petits arbres habitués à l’aridité, au vent et à la solitude, les motos utilisent une voie large propice au ronronnement des cylindres. Sur des espaces qui ne connaîtront jamais l’invasion des foules, les pilotes se font plaisir, à distance de sécurité raisonnable, et oublient qu’ils vivent dans une société radarisée. A cet instant, sur ces routes, ils sont seuls à « rider ».
                             Gramat est une ville bien calme aux alentours de treize heures en ce début du mois de juillet. Peu de chance a cette automobiliste d’être conduite sous l’escorte de deux gendarmes sous les platanes aux abords desquels les Hommes ont décidé de pique-niquer. Après un café pris sur une terrasse de la place centrale, c’est la direction du site de Rocamadour qui est poursuivie. Jéjé profite de sa carte pour entraîner ses compères sur une route étroite, sinueuse, encadrée par des murets de pierre. Les motos s’engouffrent dans un univers quasi-désertique mais propice aux exercices de style. Les minutes s’égrènent comme autant d’instants d’intenses plaisirs.

     

     

     

     

    Une intersection avec une départementale, une plongée dans une gorge et enfin l’apparition de l’objectif, Rocamadour. Sur la route empruntée et faisant face au Rocher sur lequel les Hommes au Moyen-Age ont décidé de creuser, construire et nicher une communauté de moines, les motards n’en croient pas leurs yeux. Vision magique que fut sans doute celle d’un voyageur du XIII° siècle qui arriva par cette même route dans ce lieu sacralisée par l’Eglise, vision féérique qu’est à cet instant celle de nos motards contraints à couper leurs moteurs au beau milieu de la route pour pouvoir contempler le site. Les bâtiments qui appartiennent pour l’éternité à l’époque médiévale sont figés dans le rocher abrupt qui soutient le causse et domine une gorge creusée par un cours d’eau à l’allure insignifiante. S’imposent alors dans cette vue la dominante église et son chemin d’accès. A l’arrivée au pied de Rocamadour, les trois compères sont écrasés par la chaleur et la décision de se lancer avec blousons, bottes et casques à la découverte de la bastide ne fait au départ pas l’unanimité. Encore une fois, les liens de l’amitié ont raison des dissensions et on aperçoit vite les trois Hommes grimper les marches qui séparent le parking du fonds de la gorge de la rue centrale qui est chaque jour inondée d’un flot continu de touristes qui viennent dépenser euros et dollars en savon bio, couteaux authentiques, jouets médiévaux et bijoux fantaisie.

    Lé départ pour Vézac où a été réservé un splendide mobilhome pour la nuit se fait sous les mêmes températures accablantes. Les routes du Lot cèdent le pas à celles de la Dordogne. Les panneaux touristiques indiquant chateaux et gouffres deviennent le lot kilomètrique de chaque route empruntée. Les organismes sont fourbus et les esprits des motards n’ont plus aucun appétit culturel. C’est d’une bière bien frâiche dont chacun rêve sous son casque surchauffé. C’est cette bière qui redonne le sourire aux trois riders une fois installés au camping tant attendu aux alentours de 19 heures. Dans un cadre idyllique mêlant authenticité, rusticité et simplicité, Cyrille affirme à qui veut l’entendre qu’il reviendra précisément dans ce mobilhome « presque neuf » passer vacances et longs week-ends avec sa femme et ses enfants, Francky scrute toute arrivée de motards susceptibles d’échanger des expériences sur des grosses cylindrées, Jéjé déclare qu’il dormira dehors s’il fait aussi chaud cette nuit qu’à l’heure d’’arrivée, à l’intérieur de la caravane. Les ablutions faites, le jean et le blouson réenfilés pour l’occasion, les Hommes reprennent leurs bécanes pour aller festoyer sur Sarlat, distante de quelques kilomètres.
                            

      L’arrivée sur ce haut du patrimoine se fait discrètement. Les bécanes sont garées à l’entrée de la rue piétonne principale et il ne faut pas longtemps pour croiser les oies fétiches de la cité. Quelques mètres plus loin, sans grande discussion sur le lieu, les Hommes s’attablent à une terrasse et commandent un menu touristique à 11 euros 90. Aucun miracle ne se produit, mais les Hommes quittent le restaurant plutôt satisfait. Le repas a été en effet correct, mis à part une carne servie à Cyrille qui le dénonça digniment au serveur qui fît mine de s’étonner.
                           

      

     

     

      De retour au relais des motards, les Hommes s’attardent autour d’un poker honteusement gagné deux fois de suite par Jéjé, qui déclare d’ailleurs à la fin des deux parties, « n’avoir rencontré aucune opposition » durant cette soirée.


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  • etape 4 du moto-tour :  Aurillac / golihnac

    Photos franck et cyrille , texte de jéjé 

     

     UN TOUR DE MOTO A TROIS
    DANS LE MASSIF CENTRAL.
    Juillet 2011

    2eme jour : Où les gravillons font digérer les tripoux...

     

    etape 4 Aurillac / golihnac

                              etape 4 Aurillac / golihnac Il est à peu prés midi lorsque les Hommes sortent d’Aurillac en direction du Nord-Est. Leurs instincts jouisseurs les emmènent, via un parcours de petites départementales sinueuses à souhait, vers ce qui doit constituer la deuxième difficulté de la journée : l’auberge de Pailherols. Ce lieu n’apparaît pas dans la liste des grands sites du patrimoine français et c’est bien là une de ses grandes lacunes. Qui n’a jamais dégusté un « velouté de fromage et basilic », « une terrine de saumon en gelée », « des ravioles cantalous », « un crumble de pommes de terre et œufs pochés », « un pounti aux pruneaux », « des tripoux du Cantal », « un confit de canard et son accompagnement de truffade et lentilles », « ses fromages salers et laguiolle », « son noisetier au chocolat et chantilly », arrosé d’un merveilleux vin blanc et cocktail maison ? Bienheureux ceux qui purent en profiter au cours de trois merveilleuses heures, conclues sur la terrasse par un café et chocolat ( de trop pour les panses alors trop tendues des Hommes ) et une merveilleuse sieste sur la pelouse de la mairie adjacente… 

    etape 4 Aurillac / golihnac

     

     

                               

     

     

     

    La journée, jusque-là plus que réussie, se poursuit par la descente sur Golihnac. La route est variée, de petites départementales entrecoupées d’arrêts pour cause de travaux à de grandes voies permettant aux Hommes de passer la cinquième. La longue descente sur Entraygues sur Truyère montre des pièges, que tous évitent au mieux. Le pont qui fait l’entrée dans cette petite bourgade fait rêver Jéjé et la bière prise à la confluence du Lot et de la Truyère fait passer les derniers rots d’un repas pas encore totalement digéré.

     

    Le groupe s’engage dans le dernier tronçon de route vers Golinhac. L’ennemi reparait, sournois et en grand nombre. Chaque virage, chaque ligne droite est semée de gravillons, jetés par pelle et répandus pour envoyer n’importe quel inconscient motorisé dans le bas-coté. Francky ouvre la marche et montre aux deux autres la voie à prendre. Il n’hésite pas, mais est aussi crispé sur sa poignée de frein que ses deux compères. Quand ce ne sont pas les gravillons, ce sont les affres de la terre battue, les flaques de boue séchée et les ornières de débardage. Les motos manquent de stabilité, les conditions de route rendent au fil des 11 kilomètres de montée, le périple infernal. Golihnac, sur le chemin de St Jacques de Compostelle s’annonce enfin comme une délivrance aux trois pélerins motorisés à la recherche d’un salut pour la nuit. Le gîte accueille enfin les trois croisés avec les bras ouverts du propriétaire qui les félicite des kilomètres parcourus et les accompagne à leur chambre. etape 4 Aurillac / golihnac

     

     

    Le compteur kilomètrique affiche alors moins de kilomètres que la veille. Pourtant, les organismes sont usés et les têtes ont besoin d’un dérivatif. Ce ne sont point les trois randonneuses rencontrées au gîte qui ravivent le moral ( deux sœurs lunettiques à la mode « Charlotte Julian », une teutonne souriante qui depuis Aix la Chapelle, veut méditer sur ses choix professionnels, jusqu’à St Jacques et ce pendant les quatre mois de pèlerinage ), mais l’amour du jeu, le seul qui soude ces trois depuis presque quatre années, le Poker. Autour de jambon et fromage, arrosé d’une merveilleuse bière locale, les Hommes s’étripent avec leurs relances, leurs blinds monstrueuses, leurs coups de bluff et leurs tapis. Ce soir, Jéjé gagne les deux parties, bénéficiant d’une étoile absente toute l’année précédente au cours du Boubonnais Poker Tour. Le mardi 5 juillet se termine dans une atmosphère de sérénité et dans le silence d’une ferme aveyronnaise. Demain, le Lot et la Dordogne les attendent ……

     

     


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  • etape 3 du moto-tour :  Salers / Aurillac Photos franck et cyrille , texte de jéjé 

     

     UN TOUR DE MOTO A TROIS
    DANS LE MASSIF CENTRAL.
    Juillet 2011

     
       2ème jour : Où les Hommes vinrent à bout de leur Everest

    etape 3 Salers / Aurillac

     

     

    Au petit matin, les Hommes entament leur deuxième journée sur une terrasse surplombant le gîte. Confitures, pain frais et sourire de la tenancière précèdent le départ à moto. Les sacs à dos arrimés sur les épaules de Francky (une bretelle de droite un peu lâche) et de Cyrille (un sac vert formant une deuxième peau), les sacoches de Jéjé attachées sur les flancs de la bécane, les trois compères saluent la tenancière et s’engagent dans la descente de la vallée qui les mènera à Salers d’abord, puis vers le Pas de Peyrol, au pied du Puy Mary.

    La route de Salers est déjà connue, prise en sens inverse la veille. Etroite et sinueuse, elle permet aux Hommes de reprendre rapidement contact avec le pilotage. Fontanges est le premier arrêt de la matinée. La chapelle monolithique aperçue la veille est enfin visitée. Celle-ci a été creusée dans un bloc granitique à la fin du XIX° siècle et jouxte un petit hameau de maisons anciennes, en pierre de taille, qui connut son heure de gloire au temps des foires médiévales, autorisées par l’octroi d’un privilège royal d’un roi obscur du Moyen-âge. Aujourd’hui, le village respire d’une gloire passée, mais accueille encore des visiteurs perdus au cœur de cette vallée de l’Aspre. La montée vers Salers permet aux moteurs de vrombir enfin, et la route qui mène au col de Néronne fait sourire, sous leurs casques, les assoiffés de sensation. Francky et Cyrille ouvrent tour à tour la route et jettent leurs roadsters à gauche, puis à droite sur des pifs-pafs, chicanes qui se succèdent jusqu’au col. En face se dessinent les sommets des pitons volcaniques des monts du Cantal. Le puy Mary surgit entre deux, comme une promesse enfin récompensée des déjà nombreuses heures de selle.

    Au col de Néronne, la route plonge au dessus de la vallée du Falgoux et s’enfonce alors dans un univers végétal de sapins noirs et fougères. Les motos s’enivrent du tracé de la route, s’enroulant tous les cent mètres dans des virages à 90 degrés. Le bitume est excellent et la poignée de gaz est régulièrement repoussée vers le haut. La remontée vers le pas de Peyrol est l’occasion d’un changement de paysage. Les zones d’estive des Salers s’imposent, et le tracé subit l’enchaînement de lacets, à l’abri de parapets qui séparent les bécanes du fond de la vallée. Enfin le col du Pas de Peyrol est là, les motards descendant alors de leur nuage en reprenant contact avec les aspects matériels du tourisme, places de parking, office de tourisme, échoppes de souvenirs et bar-restaurant.

     

     etape 3 Salers / Aurillac   

    etape 3 Salers / Aurillac

    Les motos sur la béquille, le petit café du matin est négocié en même temps que le dépôt des sacs et casques pour une tentative d’ascension pédestre très périlleuse du Puy Mary.

    Le spectacle est grandiose et les Hommes se promettent alors qu’il faudra revenir… peut-être avec les femmes et les enfants…

     

    etape 3 du moto-tour :  Salers / Aurillac

     

       etape 3 Salers / Aurillac

     

    La descente sonne le glas des aventures montagnardes du moto-tour. Les motos retrouvées, les Hommes s’engagent dans la descente vertigineuse sur des routes balconnées du Puy Mary en direction d’Aurillac. Les virages sont serrés et propices à un reportage vidéo susceptible d’être diffusé dans les meilleures moto-écoles françaises. Cyrille, l’auteur-réalisateur de cette idée géniale et diabolique, prend quelques hectomètres d’avance, pour pouvoir filmer les cabrures et envols de la Suzuki et de la Yamaha dans les virages de la descente. Fièrement, les deux acteurs de ces jolis deux-roues passent devant l’objectif, en faisant semblant de maîtriser tous les éléments de la conduite, ces deux pilotes, rappelons-le, ne bénéficiant alors que d’une toute petite année de permis. Pauvres garçons, dont la prétention du moment n’a d’égal que la beauté des paysages alors traversés, mais même pas vus par ces acteurs obnubilés par leur nombril et la dangerosité réelle de la route, qui cinq jours plus tard dans l’étape du tour de France causera une chute collective entraînant une fracture du fémur et de l’omoplate chez Vinokourov et Van den Broeck, deux grands leaders des équipes engagées dans la grande boucle. Le journal « L’Equipe » saluera dans son édition du lendemain, la témérité des coureurs cyclistes, mais omettra de parler des virons des trois grosses cylindrées.

     

    A Aurillac est fait le plein de la journée. Le réservoir de la Suzuki a une très faible contenance, à peine trois litres, heureusement pallié par une réserve formidable d’une vingtaine de litres. Pour piloter cet engin, mieux vaut donc un conducteur économe, qui saura manier au mieux la poignée de gaz et scruter précautionneusement la jauge sur le tableau de bord. Francky a ces qualités et empêchera au cours de son périple, toute malencontreuse panne sèche. A Aurillac, les garçons croient en leur bonne chance et misent, quelques euros de leur caisse commune, sur un euromillion qui leur promet en cas de victoire la somme de 117 millions d’euros. Cyrille est celui, qui gèrant les finances du trio, sait au mieux investir dans des placements bénéfiques. L’entreprise sera heureuse, les Hommes gagnant la rondelette somme de 4,20 au tirage, l’encaissant alors au matin du quatrième jour à Sarlat, leur permettant alors de se goinfrer en terrasse, jouissant de pains au chocolat, tarte à la noix et autres gourmandises périgourdines. Le seul regret sera sans doute de ne pas pouvoir passer chez le concessionnaire BMW, car les motards s’étaient promis de se procurer, chacun, en cas de gain de la cagnotte, une superbe 1200 GS, reine des randonnées et rêve de tout motard quarantenaire qui veut renforcer sa virilité par une grosse bécane entre les jambes.

     

     


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  • etape 2 du moto-tour : La Tour d'Auvergne / Salers Photos franck et cyrille , texte de jéjé 

     

     UN TOUR DE MOTO A TROIS
    DANS LE MASSIF CENTRAL.
    Juillet 2011

     1er jour     …. Où les routes de la Haute Auvergne tiennent toutes leurs pro messes

    etape 2 La Tour d'Auvergne / Salers

              

     

    etape 2 La Tour d'Auvergne / Salers Le col de la croix Saint-Robert s’offre comme un dessert aux motards affamés d’asphalte. Quelques jours avant le passage des baroudeurs du Tour de France, Cyrille, Francky et Jéjé s’élancent dans une montée de cinq kilomètres, enchaînant quelques courbes, lignes droites et les premiers lacets des routes de montagne. Bien avant le sommet, le spectacle du Puy de Sancy et des autres pics vassaux du point culminant de l’Auvergne est le premier panorama grandiose du parcours. Ebahis, les Hommes s’élancent dans la descente, apercevant, en bas du versant opposé, le lac Chambon et la motte castrale de Murol. La passion de la moto reprend vite ses droits et fait oublier les beautés du patrimoine naturel et architectural. La perfection de l’enrobé de la route permet aux motos de s’enrouler dans une multitude de lacets, dans lesquels les Hommes s’engagent avec virtuosité et grand plaisir. Chaque lacet qui s’annonce est un défi, chaque lacet engagé devient un plaisir, chaque lacet passé reste gravé dans la mémoire de chacun. Au bas de la descente, la vallée de Chaudefour devant laquelle s’arrête le trio, est le point de départ d’une route sournoise, prise par l’ennemi gravilloneux qui mène vers Besse en Chandesse.  Le groupe ne s’arrête pas dans cette cité médiévale et poursuit sur une route large, faisant jouer alors la puissance de leur moteur. Arcboutés sur le réservoir, les baroudeurs laissent plus de distance entre eux et voient défiler les panneaux. Au dessus, ils ne remarquent pas la station de Superbesse, qui aurait pu constituer un point d’arrêt du raid.

     

         

     

     

    etape 2 La Tour d'Auvergne / Salers C’est le lac Chauvet qu’ils choisissent d’honorer de leur visite. Bécanes à l’ombre, appareils photo en bandoulières, les Hommes préfèrent le calme des rives d’un lac de volcan, un maar, pour dresser un premier bilan de la journée. Tous s’accordent à dire que cette  étape est longue et qu’il ne faut trop traîner, car les routes du Cantal les attendent maintenant.
    Cyrille engage le groupe vers Condat, passe en leader à Riom-es-Montagne, mais commet une erreur de débutant en voulant faire la pige à une Mercédès qui l’avait imprudemment provoqué. La colère provoquée chez le motard entraîne une baisse de l’attention et voilà notre chevronné pilote s’engager plein nord alors que les deux suiveurs ont bien remarqué que la route bifurquait vers l’ouest en direction de Mauriac. Impétueux Cyrille obligé de revenir à la raison au bout de quelques kilomètres de poursuite, patients Francky et Jéjé qui, par dignité et respect, refuseront de le chambrer et attendront calmement au carrefour que le bretteur de la moto veuille bien les rejoindre.  La fatigue s’amplifie aux abords des premiers contreforts du Cantal. Voilà alors 7 heures de selle et les gestes des motards se font plus lents, moins précis. Il faut arriver…. Vite.

                            

     

    etape 2 La Tour d'Auvergne / Salers Enfin, Salers s’offre aux vainqueurs de cette première étape. Un parking rapidement trouvé permet aux montures de reprendre leur souffle, un troquet sur la place centrale, entourée de bâtiments en pierre de taille et toits de lauze, sert aux motards un excellent demi-panach’, dont un bien blanc. La visite de la ville se fait « dans le brouillard », les Hommes rêvant d’un bain, d’une douche, d’un lit, d’abricots, de poser leurs bottes, de mettre à l’écurie leur destrier…

     

     

     

    etape 2 La Tour d'Auvergne / Salers

    Revigorés, ils reprennent leurs bécanes pour rejoindre leur gîte au Col du Légal. La route est superbe, plongeant d’abord sur Fontanges, notamment une chapelle monolithique surmontée d’une vierge blanche. Les courbes redonnent l’envie aux Hommes de jouer avec les trajectoires…

     

    etape 2 La Tour d'Auvergne / Salers

     

    etape 2 La Tour d'Auvergne / Salers

     

     


     


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  • etape 1 du moto-tour :  Vichy- Le Mont Dore

    Photos franck et cyrille , texte de jéjé 

     

     UN TOUR DE MOTO A TROIS

    DANS LE MASSIF CENTRAL.

    Juillet 2011

    1er jour  : Vichy– Le Mont-Dore ….Où la route teste les Hommes

     

    etape 1 :  Vichy- Le Mont Dore

     


                    Les motos s’élancent en milieu de matinée. Chromes reluisants, pneus surgonflés, bagages arrimés, pique-nique emmené, casques vissés, gants enfilés  . L’odyssée peut commencer.


                   Deux bicylindres et un quatre cylindre traversent lentement les faubourgs de l’agglomération vichyssoise. Les premiers tours de roues lancent les machines sur des routes bien connues, Gannat, Ebreuil. Il faut attendre l’entrée dans les gorges de la Sioule pour les premiers émois. Les gars s’engagent dans des virages sur une route surplombant une rivière, la Sioule, victime de la sécheresse de printemps. La rivière a ici creusé une vallée encaissée et les Hommes se sont adaptés. Obligés de se serrer sur d’étroits contreforts, ils empruntent une route sinueuse et vireuse, protégée du vide par des parapets de pierre de trente centimètres de haut. Franck ouvre la route, l’allure est sereine mais dynamique. En apercevant les feux stop s’allumer à l’approche de chaque virage, ses deux compères comprennent vite que Franck veut attaquer les courbes. Le combat est inégal, Franckie contre la nature tourmentée de cette vallée surprenante. La visibilité est limitée, il faut s’élancer sur une ligne droite,… courte, … puis freiner, contrebraquer, basculer la machine vers l’intérieur du virage, tomber un rapport, puis écouter le vrombissement du moteur repartir en actionnant la poignée de gaz. Bruit infiniment jouissif, le plaisir est dans le paysage comme dans la conduite. L’écoulement de la rivière n’arrive pas aux oreilles des motards, seuls les trémolos de leur moteur les enchantent.


                      etape 1 :  Vichy- Le Mont Dore La route des gorges débouche au Pont de Menat. Franckie n’hésite pas, prend à gauche puis à droite pour s’engager sur une route piégeuse en direction de Chateauneuf les Bains. Le GPS est un fidèle allié, sûr et rationnel. Les gestes de Jéjé qui pointent la carte de son doigt ne viennent pas troubler la sérénité du capitaine de l’expédition. Les ruines de Château Rocher voient passer les trois motos et croisent les visages des Hommes inéluctablement attirés par la splendeur des vestiges surplombant la vallée. Lisseuil augure les difficultés de la journée. La sortie du village endormi réveille les conducteurs, il faudra passer l’épreuve des graviers. Les poignets sont crispés et les motards perdent de leur superbe en chevauchant avec leurs montures des trainées de gravillons déversés volontairement par quelques fonctionnaires orangés du service des routes.

    Il faudra s’habituer à ce compagnon gênant qui peut s’inviter à chaque virage et envoyer n’importe quel motard confirmé dans le décor. Franckie l’affrontera d’ailleurs sans faiblir au pont de Chateauneuf. Sous les yeux médusés de Jéjé qui le suit à une trentaine de mètres, le 650 SV de notre capitaine se met en travers en traversant une bande charnue de graviers épandue criminellement. Seule sa dextérité hors-pair et un bon coup de chance aussi sauve le père du projet de ce qui aurait été un malencontreux début de moto-tour. Sueurs froides et premières frayeurs pour Franckie, éblouissement devant tant d’adresse pour Jéjé et bâillements pour Cyrille qui, s’étant couché bien tard, doit récupérer d’une soirée où il fut privé de dessert. Un comble pour ce gourmet.

    etape 1 :  Vichy- Le Mont Dore

     
     Jéjé passe devant et tente de semer ses coéquipiers dans une montée fantastique menant vers St Gervais. Pêché de prétention, il oublie que les moteurs de la Suzuki et la Kawasaki valent largement celui de la Yamaha. Les trois se regroupent à l’approche de la descente sur le barrage des Fades. L’ennemi reparait, toujours aussi sournois et il faut manier le frein avec délicatesse pour découvrir enfin après une multitude de virages, le très industriel viaduc des Fades. La séduction s’opère, les Hommes tombent sous le charme, stoppent leurs machines à quelques centaines de mètres des premières piles et posent valeureusement devant leurs objectifs.


     La remontée vers les Ancizes, puis la descente vers le Pont du Bouchet achèvent la fin de la matinée. Il est bientôt midi, les Hommes s’arrêtent encore une fois, deux manifestant une faim certaine tandis que le troisième leur rappelle que la fin de l’étape n’est pas encore là. Il faudra rouler encore une bonne heure et demie. En route pour Pontaumur, puis Pontgibaud, les pilotes mettent les gaz sur une nationale superbement asphaltée. Cette fois, c’est Cyrille qui confirme ses talents de pilote chevronné. Rouler à 140 est une friandise recherchée chez ce gentleman de la ZR7. Les deux autres le suivent piètrement, mais sûrement.

     

     Il est 13 heures lorsque les trois amis arrivent au pied de la basilique d’Orcival. Le repas n’est pas pour cet arrêt, mais les Homme touchent au but. Une visite de cet édifice religieux s’impose.
                    

    Dernier départ de cette première demi-étape, puis première arrivée au Mont-Dore après s’être estourbi devant les Roches Tuilières et Sanadoire. Cyrille remarque des orgues, Franckie surveille ardemment sa jauge, Jéjé ouvre alors la route. Le Mont-Dore se présente comme la première récompense du moto-tour. La pause repas se fait dans un parc sur la route du Puy de Sancy. Bananes brunies, quiche multilardonée et saucisson sont les éléments du repas, qui pour ces Hommes ultra-indépendants et forts en gueule, commence par ailleurs par un appel aux femmes restées dans l’Allier pour garder marmots et miochettes. Qu’il est bon de partir à l’aventure, encouragés par des épouses aussi consentantes !

     


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